Lot 189
200 - 300 €

[Pauline de BEAUMONT]

Importante et intéressante réunion de trente-quatre lettres adressées à Madame Pauline de Beaumont. 95 pages in-8 autographes signées et datées de Monsieur Bourgeois, son régisseur. Lettres d'affaires datées de l'An 3 (1er vendémiaire an III, 22 septembre 1794) à l'An XII (19 vendémiaire, 12 octobre 1803). Quatre de l'An
III, quatre de l'An IV, deux de l'An V, neuf de l'An VI, quinze de l'An VII, une de l'An VIII, une de l'An XII. Très intéressante correspondance de son régisseur lui prodiguant de nombreux conseils sur ses droits, spoliation de la terre de Theil, les créanciers, son divorce, etc... Dont une lettre étonnante, racontant la preuve de l‘infidélité de son mari et comment elle obtint le divorce d'avec M. de Beaumont.
Lettre du 14 pluviôse An VIII, deux pages: «Madame, Je serais bien fâché de n'être pas le premier à vous apprendre une nouvelle que je crois devoir vous faire plaisir... j'ai été hier à la municipalité de St Roch, où l'on m'a montré la liste des mariages de Décadi dernier et M. de Beaumont y est en tête, il a épousé une danseuse de l'opéra qu'on nomme Simon... j'ai vu l'acte de divorce joint aux pièces qui a été prononcé à Créteil le 26 Brumaire dernier ainsi c'est une vérité constante que vous êtes libre et maitresse de vos actions et je vous prie d'en recevoir mon compliment...» Lui narre une anecdote sur le mariage «M. de Beaumont avait une maîtresse à Créteil, elle a su qu'il devait se marier, elle s'est trouvée à St Roch, elle s'opposait au mariage, de là elle a engagé une querelle avec la future sa rivale, grandes injures et ensuite combats dans le temple de l'Hyram (Hiram), il a fallu l'intervention de la force armée pour contenir les deux prétendantes et enfin a procédé au mariage...si vous jugez à propos que je continue de souscrire nos lettres du nom de Beaumont, vous pourriez avoir des raisons de le faire, pour ne pas ébruiter la chose dans le pays...».
Joint: Une intéressante lettre, 2 ½ pages in-8 de M. Colin, adressée à la citoyenne Beaumont à Passy. Paris, le 21 fructidor de l'An 2 (7 septembre 1794). Dit qu'elle pourra profiter de la loi du divorce, qu'il défend la comtesse de Sérilly sa cousine, il pense la faire libérer, il n'y a aucune charge contre elle ainsi que le citoyen Angran (frère d'Angran de Serilly).
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