Lot 15
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SUE (Eugène)


Important manuscrit autographe de six pages in-4, chiffrées 5; (page 2 et 2bis), sur papier réglé, manuscrit sur double colonne, très travaillé, ratures et additions. Titre «Lettres (sur la peine de mort raturé) sur l'abolition de la peine de mort par Victor Hugo, précédées d'une introduction par Mr Eugène Sue». A la suite «Introduction, les admirables lettres de Victor Hugo sont passées dans plusieurs journaux, elles n'ont pas eu, nous le craignons, toute la publicité qu'elles méritent, ses amis ont eu la pensée de les réimprimer et ils nous ont fait l'honneur de nous demander quelques lignes d'introduction. Il s'agit ici d'une question non pas politique mais humanitaire, mais Révolutionnaire (souligné) dans la plus large, la plus noble acceptation du mot, question infiniment posée, débattue, reprise avec une infatigable énergie et toujours soulevée, toujours.
Justice sanglante à la face des vieilles sociétés monarchiques par le bon citoyen, le républicain convaincu, proscrit courageux le poète illustre qui naguère encore de sa main vengeresse clouait le crime à l'éternel pilori de l'histoire et la grandeur de ce châtiment immortel et portait la grandeur du forfait! Nous le respectons. Il s'agit ici d'une question humanitaire en d'autres termes révolutionnaire (souligné deux fois) puisque le progrès constant de l'humanité a toujours virtuellement procédé des révolutions civiles, politiques ou religieuses.
Les révolutionnaires les plus dignes de ce nom glorieux se sont de tout temps élevés avec indignation (l'abolition, mot raturé) de la peine de mort... C'est donc le principe sacré: L'inviolabilité de la vie de l'homme que Victor Hugo dans ses admirables lettres de Jersey vient de proclamer, d'affirmer une fois de plus et pourtant après Le dernier jour d'un condamné après Claude Gueux (souligné) les pages qui ont remué les entrailles du monde civilisé l'on pouvait croire que le génie du penseur avait dit son dernier mot sur cette question.» Cite longuement l'affaire et la demande en grâce par Victor Hugo pour le supplicié John Tapner. «Un peuple ému aux paroles de Victor Hugo demande la grâce de John
Tapner. Elle parait certaine, mais un homme exige dit-on la mort du malheureux, cette mort l'homme l'obtient, il s'en repaît, il s'en réjouit en haine de l'illustre proscrit, son appel à l'humanité sera couvert par le râle du (supplicié, mot raturé) condamné, ainsi pense cet homme». Il semblerait que ce très beau texte ne fut jamais publié.
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